Formation d’écoute, suite et fin

C’est une nouvelle fois au même endroit à Romanel-sur-Lausanne, le 14 octobre 2016, que huit participants se sont retrouvés, cette fois dans une salle non chauffée. L’ambiance n’en a pas pâti mais les habits chauds étaient de rigueur.
Après un bref rappel des deux premières journées, Luc Wilhelm nous a conduit dans la question qui paraît anodine mais qui trouve tout son sens si on lui attache, ainsi qu’à la réponse, l’importance qu’elle mérite « Comment ça va ? » Pour se mettre à l’écoute lors d’un entretien, et pour mettre à l’aise son interlocuteur, dire comment chacun se sent permet de se situer sur un pied d’égalité avec authenticité.
Sur demande des participants, Luc Wilhelm a animé un échange sur l’écoute à l’intérieur de l’association et a contribué à ce que chacune et chacun se reconnaisse dans son rôle par rapport à des objectifs pas forcément perçus de la même manière. Ce type d’échange est à poursuivre.
Une vision commune du sens de l’empathie découpée en six parts correspondant à six attitudes pour bien vivre un savoir-être de l’écoute a clos notre journée.

Formation d’écoute (suite)

La 2ème journée de formation sur l’écoute s’est tenue le 17 juin 2016. Six participants ont retrouvé Luc Wilhem dans une ambiance chaleureuse et intime à Romanel-sur-Lausanne.

A la lumière des fondamentaux de l’écoute, abordés lors de la 1ère journée et rappelés en introduction de ce jour, chacun s’est livré à un exercice d’introspection et de réflexion personnelle.

A partir d’une situation d’écoute choisie dans sa propre vie, chacun a réfléchi :

  • à ce que cette situation a provoqué en soi,
  • aux résonnances que cette situation a eue par rapport à notre propre histoire et nos propres besoins et limites,
  • à ce que ça signifie d’avoir eu cette réflexion.

L’échange qui a suivi a permis à Luc Wilhem de sensibiliser les participants aux différents niveaux d’écoute et de les rendre conscients du processus qui mène à l’écoute en profondeur.

Grand merci à Luc Wilhem de nous accompagner pour nous rendre plus conscients et plus confiants dans notre manière d’accueillir nos pairs.

3e rencontre des membres de l’Association du 19 avril 2016

La rencontre de printemps a eu lieu à la maison de la femme, avenue Églantine 6, 1006 Lausanne.  Sept personnes étaient présentes et cinq excusées.

Lors de cette soirée

  • un nouveau membre qui est juriste s’est présenté ; dans la mesure de ses possibilités, ce membre est disponible pour les questions spécifiques de son domaine d’activité
  • la difficulté de collaboration et de communication avec les professionnels de la santé a été abordée
  • deux membres de l’association se mettent à disposition pour l’entraide entre pairs concernant leur situation mais aussi dans la pratique d’un loisir comme promenade, visite d’expo et les échanges qui vont avec…
  • nous remarquons que les anciens proches aidants sont très précieux à l’association : une ancienne proche aidante qui, après trois ans, se dit disponible à soutenir et accompagner ses pairs et, au final, deux anciennes proches aidants offrent leur temps pour des rencontres et donnent leurs coordonnés ; d’où l’importance de nommer les anciens proches aidants sur le site de l’association
  • il est également remarqué que les témoignages sur le site sont appréciés et que les lecteurs se reconnaissent dans les divers exemples ; cela permet aussi de publier son vécu et son expérience.

 

Un dernier tour de table a donné la possibilité à chacun de s’exprimer au sujet de cette soirée et de donner son avis quant à la fréquence des rencontres. Il a été décidé de rester à trois ou quatre rencontres par an et donc de ne pas en augmenter le nombre.

Coup de gueule d’une proche aidante

Normalement lorsqu’on est épuisé, on a la possibilité de placer son proche malade en court séjour.
Ce service (payant) permet de souffler un peu ou de partir quelques jours en vacances en étant tranquille que son malade sera prit en charge correctement avec de la bienveillance et de l’empathie !
Mais voilà, ce n’est pas du tout la réalité !
Notre malade est un impotent de degré lourd, chaise roulante, aide aux repas, 10 médicaments par jour, complètement dépendant, alité environ 20 heures par jour, CMS 2 fois par jour à 2 personnes, etc etc… Il est en possession de toute sa tête malgré des pertes de mémoire.
Comme chaque fois avant de partir en court séjour, nous joignons une lettre d’informations concernant les habitudes de notre malade !
Nous tachons de faire le maximum pour renseigner et aider les personnes qui s’occuperont de lui et pour nous, c’est rassurant qu’il soit serein !
La semaine se passe et notre malade rentre à domicile ; il est troublé, fragilisé, excité, en colère contre cet EMS qui pratique les courts séjours, il se plaint d’avoir été malmené par des personnes qui l’on manipulé brusquement lors des transferts plutôt que d’utiliser la cigogne (appareil électrique qui fait les transferts sans douleurs) il l’a ressenti comme une agression, ses mains et ses jambes sont couverts d’hématomes, ses chevilles sont tellement enfles qu’elles ont la taille de ses mollets = signe dangereux, lorsqu’il adresse la parole aux soignants, ils l’ignore, et pour couronner le tout nous avions pris rendez vous avec la podologue pour qu’elle lui coupe les ongles des pieds, il avait du sang séché sur la peau des blessures par ci par là et un pansement autour d’un doigt de pied alors qu’il ne faut pas qu’on lui fasse saigner les pieds !
Depuis 3 jours qu’il est à la maison, les soignantes du CMS n’osent pas le toucher sans qu’il crie, on ne peut pas le lever non plus, il refuse tant tout lui fait mal, il a maigri, n’arrive plus à parler correctement et a des confusions.
Maman et moi sommes écœurées de la façon dont on prend en charge un malade dépendant qui demande des soins spécifiques !
A quand une véritable reconnaissance et écoute des proches aidants ?
La communication avec les professionnels était selon moi excellente mais voilà cela n’a pas influencé la suite.
Je reconnais la fragilité des conditions de travail des soignants, les difficultés économiques d’un service de santé.
Que dois-je faire ? Comment m’y prendre pour que cela change maintenant pour moi et ma famille ?
A qui m’adresser ?
Je fais partie du comité de l’association de proches aidants, je donne mon temps pour défendre le rôle du proche aidant, la dignité et reconnaissance de la famille.
Aujourd’hui je suis révoltée, vu la situation, ma maman ne placera plus son mari en CS. Cela veut dire :
– Epuisement
– Vacances avec inquiétudes
– Etc etc